Résumé de l'épisode
Votre prénom peut-il prédire vos résultats au baccalauréat ? Aussi étonnant que cela puisse paraître, les statistiques montrent des différences spectaculaires selon les prénoms. En 2015, le sociologue Baptiste Coulmont a analysé les résultats d’environ 350 000 candidats au baccalauréat général et technologique ayant obtenu au moins 8 sur 20, et dont les résultats étaient accessibles. Et les chiffres sont saisissants. Parmi les 328 candidates prénommées Joséphine, 22 % ont obtenu la mention « très bien ». Chez les 982 Dylan, cette proportion tombe à seulement 2,6 %. Autrement dit, les Joséphine ont été proportionnellement huit fois plus nombreuses à décrocher cette distinction. Et ce n’est pas tout ! Toujours en 2015, plus de 20 % des Diane et des Alice ont décroché la mention « très bien ». À l’autre extrémité, seuls 0,8 % des 247 Bryan ont obtenu cette distinction. Les Mohamed et les Anissa affichaient également des taux inférieurs à 2 %. Entre ces extrêmes, certains prénoms se situent dans la moyenne.…
Votre prénom peut-il prédire vos résultats au baccalauréat ? Aussi étonnant que cela puisse paraître, les statistiques montrent des différences spectaculaires selon les prénoms. En 2015, le sociologue Baptiste Coulmont a analysé les résultats d’environ 350 000 candidats au baccalauréat général et technologique ayant obtenu au moins 8 sur 20, et dont les résultats étaient accessibles. Et les chiffres sont saisissants. Parmi les 328 candidates prénommées Joséphine, 22 % ont obtenu la mention « très bien ». Chez les 982 Dylan, cette proportion tombe à seulement 2,6 %. Autrement dit, les Joséphine ont été proportionnellement huit fois plus nombreuses à décrocher cette distinction. Et ce n’est pas tout ! Toujours en 2015, plus de 20 % des Diane et des Alice ont décroché la mention « très bien ». À l’autre extrémité, seuls 0,8 % des 247 Bryan ont obtenu cette distinction. Les Mohamed et les Anissa affichaient également des taux inférieurs à 2 %. Entre ces extrêmes, certains prénoms se situent dans la moyenne.…
Épisodes
Pourquoi les Joséphine réussissent-elles mieux au bac que les Dylan ?
ÉcoutéVotre prénom peut-il prédire vos résultats au baccalauréat ? Aussi étonnant que cela puisse paraître, les statistiques montrent des différences spectaculaires selon les prénoms. En 2015, le sociologue Baptiste Coulmont a analysé les résultats d’environ 350 000 candidats au baccalauréat général et technologique ayant obtenu au moins 8 sur 20, et dont les résultats étaient accessibles. Et les chiffres sont saisissants. Parmi les 328 candidates prénommées Joséphine, 22 % ont obtenu la mention « très bien ». Chez les 982 Dylan, cette proportion tombe à seulement 2,6 %. Autrement dit, les Joséphine ont été proportionnellement huit fois plus nombreuses à décrocher cette distinction. Et ce n’est pas tout ! Toujours en 2015, plus de 20 % des Diane et des Alice ont décroché la mention « très bien ». À l’autre extrémité, seuls 0,8 % des 247 Bryan ont obtenu cette distinction. Les Mohamed et les Anissa affichaient également des taux inférieurs à 2 %. Entre ces extrêmes, certains prénoms se situent dans la moyenne.…
Pourquoi Gutenberg n’a-t-il jamais fait fortune grâce à son invention ?
ÉcoutéJohannes Gutenberg est l’un des hommes qui ont le plus profondément changé l’histoire de l’humanité. Pourtant, l’inventeur de l’imprimerie moderne n’a jamais fait fortune grâce à sa découverte. Pire encore : il a perdu le contrôle de son entreprise au profit de celui qui l’avait financée. Comment expliquer un tel paradoxe ? Tout commence vers 1450, à Mayence, dans l’actuelle Allemagne. Gutenberg met au point un procédé révolutionnaire : l’impression à l’aide de caractères métalliques mobiles, réutilisables et assemblés pour former des pages entières. Certes, des techniques d’impression existaient déjà en Asie. Mais Gutenberg perfectionne en Europe un système permettant de reproduire les textes beaucoup plus rapidement qu’en les recopiant à la main. Seulement, son invention coûte extrêmement cher à mettre en œuvre. Il faut fabriquer les caractères, construire les presses, acheter du papier et rémunérer les ouvriers. Gutenberg manque d’argent. Il fait alors appel à Johann Fust, un riche bourgeois de Mayence,…
Pourquoi ne faut-il jamais dire « basé sur » ?
Écouté« Ce film est basé sur une histoire vraie. » « Cette décision est basée sur des faits scientifiques. » « Mon raisonnement est basé sur une étude récente. » Ces expressions vous semblent parfaitement naturelles ? Pourtant, selon l’Académie française, elles sont toutes incorrectes ! Pourquoi ? Parce que l’expression « basé sur » serait un anglicisme, autrement dit une construction empruntée à l’anglais. Pour comprendre, il faut revenir à l’origine du verbe « baser ». En français, le mot « base » désigne d’abord ce sur quoi repose quelque chose : la base d’un bâtiment, d’une colonne ou d’une construction. Le verbe « baser » a ensuite été utilisé dans le vocabulaire militaire. On peut ainsi dire qu’une unité militaire est « basée » dans une ville, ou que des troupes sont « basées » près d’une frontière. Il s’agit alors de leur lieu de stationnement. Mais lorsque nous affirmons qu’un film est « basé sur » une histoire vraie, nous employons le verbe dans un sens figuré, pour signifier qu’il repose sur cette…
Pourquoi un âne a-t-il réussi à tromper les critiques d’art ?
ÉcoutéEn 1910, à Paris, un tableau exposé au prestigieux Salon des Indépendants attire l’attention. Son titre : Et le soleil s’endormit sur l’Adriatique, également appelé Coucher de soleil sur l’Adriatique. Son auteur : Joachim-Raphaël Boronali, un mystérieux peintre italien. La toile présente des couleurs vives, des formes indistinctes, une composition presque abstraite. Certains critiques y voient une audacieuse expression de l’art moderne. D’autres sont plus sceptiques. Mais personne ne soupçonne l’incroyable vérité : le tableau a été peint par un âne ! Derrière cette supercherie se cache Roland Dorgelès, un jeune écrivain français, futur auteur des Croix de bois. Avec quelques complices, il décide de ridiculiser les excès de la peinture d’avant-garde, qu’il juge parfois incompréhensible et prétentieuse. Son idée est simple : démontrer qu’une œuvre produite au hasard peut être prise au sérieux dès lors qu’elle est présentée comme de l’art. Le 8 mars 1910, Dorgelès se rend au Lapin Agile, célèbre cabaret de…
Pourquoi dit-on « faire un laïus » ?
ÉcoutéVous avez certainement déjà entendu quelqu’un dire : « Il nous a fait tout un laïus ! » Cette expression désigne généralement un discours interminable, parfois ennuyeux, dans lequel une personne parle beaucoup sans forcément dire grand-chose. Mais savez-vous que ce mot vient directement de la mythologie grecque et d’un concours d’entrée à l’École polytechnique ? Pour comprendre cette origine étonnante, il faut remonter à l’année 1804. À cette époque, l’École polytechnique, fondée dix ans plus tôt, forme les futurs ingénieurs et scientifiques français. Mais les mathématiques ne sont pas les seules matières évaluées. Les candidats doivent également démontrer leur maîtrise de la langue française et leurs capacités d’expression. Cette année-là, on leur propose un sujet de composition littéraire particulièrement original : imaginer un discours prononcé par Laïus, un personnage de la mythologie grecque. Mais qui était Laïus ? Dans la célèbre légende d’Œdipe, Laïus est le roi de Thèbes et le père d’Œdipe. Un oracle…