Résumé de l'épisode
« Il a essayé la méditation. Il a essayé les huiles essentielles. Il a essayé un premier thérapeute qui lui parlait de son enfance pendant des mois sans que rien ne change vraiment. Il a essayé les anxiolytiques que son médecin lui a prescrits, ils l'ont aidé à passer le plus dur, mais il ne voulait pas en dépendre indéfiniment. Et puis quelqu'un lui a parlé des TCC. Il a cherché un thérapeute formé. Ça a été le premier truc qui a vraiment changé quelque chose, pas de façon miraculeuse, pas du jour au lendemain, mais de façon réelle et durable. Il comprend maintenant que le problème n'était pas lui. C'était la correspondance entre sa souffrance et l'outil proposé.»L'une des choses les plus importantes à comprendre sur le traitement des troubles anxieux est que tous les outils ne sont pas équivalents, et que l'efficacité d'une approche dépend non seulement de la qualité de la pratique, mais de sa correspondance avec le type de trouble traité et le profil de la personne. Il n'y a pas de traitement universel de…
« Il a essayé la méditation. Il a essayé les huiles essentielles. Il a essayé un premier thérapeute qui lui parlait de son enfance pendant des mois sans que rien ne change vraiment. Il a essayé les anxiolytiques que son médecin lui a prescrits, ils l'ont aidé à passer le plus dur, mais il ne voulait pas en dépendre indéfiniment. Et puis quelqu'un lui a parlé des TCC. Il a cherché un thérapeute formé. Ça a été le premier truc qui a vraiment changé quelque chose, pas de façon miraculeuse, pas du jour au lendemain, mais de façon réelle et durable. Il comprend maintenant que le problème n'était pas lui. C'était la correspondance entre sa souffrance et l'outil proposé.»L'une des choses les plus importantes à comprendre sur le traitement des troubles anxieux est que tous les outils ne sont pas équivalents, et que l'efficacité d'une approche dépend non seulement de la qualité de la pratique, mais de sa correspondance avec le type de trouble traité et le profil de la personne. Il n'y a pas de traitement universel de…
Épisodes
Ce qui soigne vraiment
Écouté« Il a essayé la méditation. Il a essayé les huiles essentielles. Il a essayé un premier thérapeute qui lui parlait de son enfance pendant des mois sans que rien ne change vraiment. Il a essayé les anxiolytiques que son médecin lui a prescrits, ils l'ont aidé à passer le plus dur, mais il ne voulait pas en dépendre indéfiniment. Et puis quelqu'un lui a parlé des TCC. Il a cherché un thérapeute formé. Ça a été le premier truc qui a vraiment changé quelque chose, pas de façon miraculeuse, pas du jour au lendemain, mais de façon réelle et durable. Il comprend maintenant que le problème n'était pas lui. C'était la correspondance entre sa souffrance et l'outil proposé.»L'une des choses les plus importantes à comprendre sur le traitement des troubles anxieux est que tous les outils ne sont pas équivalents, et que l'efficacité d'une approche dépend non seulement de la qualité de la pratique, mais de sa correspondance avec le type de trouble traité et le profil de la personne. Il n'y a pas de traitement universel de…
Anxiété et perfectionnisme
Écouté« Elle relit son rapport pour la sixième fois. Non pas parce qu'elle pense qu'il y a des erreurs, elle sait qu'il n'y en a pas. Elle le relit parce qu'elle ne peut pas s'arrêter de le relire. Parce que l'idée de l'envoyer tel quel, avec la possibilité infime qu'il y ait quelque chose qu'elle aurait manqué, lui est insupportable. Ce n'est pas de la rigueur. Ce n'est pas de l'exigence professionnelle. C'est quelque chose de plus profond, de plus inconfortable, une peur qui porte un masque très propre.»Nous avons exploré le perfectionnisme dans la série LÉGITIME(S), dans le cadre du syndrome de l'imposteur. Nous y revenons ici sous un angle différent, celui de l'anxiété qui le produit et qu'il entretient. Parce que le perfectionnisme n'est pas un trait de caractère neutre, ni une simple exigence élevée envers soi-même. Dans sa forme maladaptive, celle qui épuise plutôt qu'elle n'élève, le perfectionnisme est l'un des visages les plus socialement valorisés de l'anxiété pathologique.Le perfectionnisme n'est pas…
L'anxiété à l'ère numérique
Écouté« Elle vérifie son téléphone en moyenne cent cinquante fois par jour. Elle ne sait pas quand elle a commencé à faire ça, ça s'est installé progressivement, sans qu'elle s'en rende compte. Elle vérifie le matin avant de se lever. Elle vérifie pendant les repas. Elle vérifie la nuit si elle se réveille. Ce n'est pas de la curiosité, c'est de la vigilance. Elle attend quelque chose. Elle ne sait pas exactement quoi. Quelque chose qui aurait pu se passer. Quelque chose qu'elle aurait raté. Quelque chose qu'elle devrait savoir. Son téléphone est devenu une extension de son système nerveux anxieux.»Les troubles anxieux ont augmenté de façon significative dans les pays occidentaux au cours des deux dernières décennies, avec une accélération particulièrement marquée depuis l'avènement des smartphones et des réseaux sociaux. Cette corrélation ne prouve pas la causalité, mais la convergence des données épidémiologiques, des études expérimentales et des mécanismes neurobiologiques documentés dessine un tableau…
La rumination : penser pour se rassurer, penser pour s'épuiser
Écouté« Il est deux heures du matin. Il n'arrive pas à dormir. Son cerveau rejoue la conversation qu'il a eue avec son responsable cet après-midi, cherchant dans chaque mot, chaque intonation, chaque silence, le signe qu'il aurait raté quelque chose. Il trouve. Il analyse. Il projette les conséquences. Il construit des scénarios. Puis il cherche des arguments contre ces scénarios. Puis il trouve de nouveaux scénarios. Le cycle dure depuis trois heures. Il est épuisé, et plus anxieux qu'au début. Ce n'est pas de la réflexion. C'est de la rumination. Et ces deux choses ne se ressemblent que de loin.»La rumination est l'un des processus cognitifs les plus universellement présents dans les troubles anxieux, et l'un des plus mal compris, parce qu'il ressemble, de l'extérieur et parfois même de l'intérieur, à de la réflexion. Quelqu'un qui rumine semble penser, il cherche des solutions, il analyse des situations, il anticipe des problèmes. Mais ce qu'il fait est fondamentalement différent de la résolution de problèmes :…
L'évitement : la solution qui aggrave tout
Écouté« Il n'a pas pris l'ascenseur depuis deux ans. Au début, c'était juste une préférence, il prenait l'escalier pour faire de l'exercice. Puis l'escalier est devenu une obligation. Puis l'obligation s'est étendue : les immeubles sans escalier accessible, les situations où il ne pouvait pas éviter l'ascenseur. Il a refusé un entretien d'embauche au douzième étage. Il a quitté un appartement en visite sous un prétexte. Il ne compte plus ce qu'il a renoncé à faire. Il compte ce qui lui reste à faire sans ascenseur. La liste rétrécit.»L'évitement est le paradoxe central de l'anxiété, sa solution apparente et son carburant réel. C'est le comportement qui procure le soulagement le plus immédiat, le plus fiable, le plus accessible. Et c'est précisément pour cette raison qu'il est si difficile d'y renoncer, et si dévastateur de ne pas y renoncer. Comprendre la mécanique de l'évitement, c'est comprendre pourquoi l'anxiété s'entretient elle-même et s'étend progressivement, et pourquoi son traitement passe par un…